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La mode, leurs modes, nos modes

Le 27 mai 2015, 19:52 dans Mode 0

Comme à mon habitude, j'écris car je ne comprend pas, je ne comprend pas le comportement des autres, et sans doute aussi le mien, qui malgré tout suit le même chemin que mes pairs.

 

Je n'arrive pas à comprendre la mode, les modes... Je ne comprend pas que pour une idée pondue dans le cerveau de X styliste, X bloggeur, X créateur, nous finissons toutes et tous par plonger dans le panneau et ce de manière répétitive.

 

Pourquoi avons-nous tant besoin de suivre des modes dictées par de sombres inconnus ? Pourquoi voulons-nous à tout prix ressembler au voisin et aux filles des magazines, des sites internet et d'Instagram ?

Pourquoi voulons-nous être comme celui d'à côté ?

 

Plus nous sommes jeunes plus nous avons tendance à tomber dans ce travers, je me souviens de mes années de collège, ne pas avoir les chaussures dernier cris équivalait à se retrouver en marge de la société scolaire, être montrée du doigt, être moquée, être mis à l'écart.

Pourtant, il faut reconnaître que les vêtements « à la mode », sont souvent des articles assez chers, et n'est-ce pas un peu idiot à l'âge où le corps se modifie que d'acheter des choses qui coûtent trois bras et que l'on ne pourra pas mettre plus de quelques mois ?
Même si les modifications corporelles ne rentrent pas en ligne de compte, que penser d'un sac à main que l'on utilisera pour les cours, un sac de luxe (tel que je n'en ai jamais possédé, mais j'avoue que cela ne me tente pas non plus), à parfois plusieurs centaines d'euros, et qui sera relégué au fond de l'armoire d'ici peu car considéré comme ringard (et donc vecteur de nouvelles moqueries).

Je sais que lorsque l'on est jeune on ne pense pas forcément à l'argent de la même manière qu'une fois l'âge adulte atteint, mais je plains fortement les parents, qui doivent se saigner aux quatre veines pour un phantasme éphémère, que leurs rejetons rejetteront sous peu, je plains aussi ces gamins qui n'ont pas accès à ces objets de rêves et qui se retrouvent mis à l'écart pour des raisons purement matérielles et futiles. Je les plains car ça n'est pas un sac qui créé une personnalité, ou un avenir...

 

Je ne comprend pas non plus que nous cherchons à tout prix à faire comme les autres alors que nous sommes censés être dans une époque ultra-égocentrée, où seules nos petites affaires sont censées nous contenter.
Pourquoi ne pas vouloir se démarquer des autres, ne pas vouloir montrer que nous sommes uniques ? Notre personnalité passe aussi par notre apparence, nos goûts, nos idées, notre originalité, ou notre discrétion, donc pourquoi ne pas se démarquer, suivre nos propres modes, nos propres envies ?

 

Pourquoi vois-je 12 sacs M.K au mètre carré dans Paris ? Des vrais, des faux, qu'importe, je ne saurais en aucun cas les reconnaître, et je dois avouer, que je les trouve d'une laideur repoussante, mais ça n'est pas le débat.

 

Suivre la mode est synonyme d'intégration, comme nous pouvons le voir dans les cours de récréation, elle indique que nous sommes capable de nous fondre dans la masse, de ne faire qu'un avec le groupe.

Elle indique aussi sans doute que nous suivons l'actualité, du moins une certaine forme, que nous ne vivons pas dans une grotte à l'abri de toutes ondes.

 

Mais, lorsque je vois en permanence des jeunes (et des moins jeunes) parler de Christina Cordula (mille excuses aux fans, si j'ortographie mal son nom), comme si celle ci était le nouveau messie, que chacune de ses paroles est entendue, validée et répétée comme étant parole de l'Evangile de la mode, je dois reconnaître que je me gratte un peu la tête...

En effet, pourquoi sa parole aurait-elle autant d'importance ? Son passé de mannequin ne fait pas d'elle une papesse du domaine, au même titre qu'Anna Wintour.

Ce sont leurs avis, des avis que nous pouvons partager, mais tout autant remettre en question.

Les goûts sont propres à chacun, leurs avis ne sont pas des vérités universelles, c'est LEUR vérité.

Sinon, je dois donc en déduire, qu'il nous est interdit officiellement de porter des leggings, des collants chair, ainsi que du noir !

Non ! Et bien heureusement !

Nous sommes libres de nous habiller comme bon nous semble, car si nous devions nous fier aux avis de chacun, nous ne pourrions plus rien faire.

Si ce type de conseil peu servir à certaines, les rassurer, leur donner plus d'assurance, pourquoi pas, mais ne mettez pas votre propre personnalité entre parenthèses juste pour quelques paroles télévisées ou pour quelques lignes dans un magazine féminin qui changera d'avis dans 3 semaines.

 

La mode est éphémère et elle n'est pas universelle, nous sommes toutes et tous différents, nos goûts ont autant de valeur que les autres, et qu'importe que ceux-ci ne soient pas reconnu comme tel, au final tant que l'on est bien dans ses fringues on est aussi bien dans sa peau.

 

 

Dans le ciel nocturne, silencieuse et blafarde

Le 15 avril 2015, 18:28 dans Humeurs 0

J'aurais tant aimé être quelqu'un, mais je ne suis rien.

Rien de plus qu'un de ces êtres vivants qui parsèment la Terre, qui la pollue et la détruisent de par leurs stupides idées.

J'aurais aimé être fière de moi même, avoir une épitaphe déjà toute tracée, mais il n'en est rien.

Je ne suis qu'un petit bout de rien, un petit bout d'humanité, un petit bout de ce que je méprise...

Un morceau, un fragment composé d'autres fragments plus petits encore.

Je ne suis pas exceptionnelle, pourtant j'avais été élevé dans cette idée: devoir être parfaite, mais il n'en est rien, je suis juste unique, et c'est sans doute déjà un bon point.

Je suis un amalgame de souvenirs, de molécules de vie, d'atomes d'instants.

Je suis celle que je devais sans doute être, je suis celle qui évolue sans penser au lendemain, je ne suis pas celle qui brille au firmament de je ne sais quel ciel.

Je ne suis qu'une étoile parmi tant d'autres, brillant de leurs propres feux, je suis perdue dans un sombre et dense univers, à travers les myriades de constellations. Visible et en même temps anonyme, sauf pour quelques uns.

Je ne cherche pas à gravir les échelons du firmament, être celle qui scintille le plus, aidant les voyageurs dans leurs perditions, je ne cherche pas à rejoindre la place, de cette chère planète dont j'ai subtilisé le nom.

J'aurais aimé me démarquer de ces semblables qui me semblent si lointains et tout à la fois toujours trop proches.

J'aurais aimé être une comète, filant au travers le temps et l'espace, voir l'univers en me brûlant, mais j'ai ralenti, j'ai la sensation de m'être consumée un peu trop rapidement sans doute, et d'avoir choisi la voie la plus simple, le droit chemin, sans regarder sur les côtés, sans faire réellement attention aux choses qui m'entouraient.

Désormais, je suis statiques, quelques satellites qui gravitent à mes côtés, à moins que je ne sois le leur, je ne sais pas... je ne sais plus...

Dans le froid et la nuit du ciel nocturne, je m'éveille, seule dans un coin du ciel, silencieuse et blafarde. Je suis témoin du temps qui passe, s'efface et trépasse...

Balles contre plumes, massacres honteux

Le 8 janvier 2015, 16:18 dans Société 0

J'avais prévu de faire une pause, de prendre du recul sur les choses, de me calmer un peu, de ne plus écrire du moins durant quelques temps, mais à la vue de l'actualité, comment se taire?

Comment à l'heure actuelle pouvons voir le monde à feu et à sang? Certes, le nombre de nos morts, est infime en comparaison des victimes d'attentats qui fleurissent à chaque coin du monde, comme la centaine de victimes dans les attentats de l'école au Pakistan le 16 décembre 2014.

Balles contre plumes, massacres honteux

Nous sommes loin du compte, loin d'avoir à essuyer le même nombre de litre de sang qui furent déversés, mais le sujet semble plus toucher les français, et même l'international.

Pourquoi? Sans doute, par le symbolisme de l'attaque: les victimes étaient des pourfendeurs, des bouffons (à prendre au sens premier: des êtres qui se moquent des "grands de ce monde", pour divertir et faire réfléchir), destinés à mettre en avant les erreurs des politiques, des extrémistes de tous bords, des fauteurs de troubles, bref, des dénonciateurs à la plume acide.

Leur mort ne vaut pourtant pas plus que celle des enfants, des femmes et des hommes qui subissent la cruauté de fanatiques aux quatre coins du globes. Leur vie et leurs oeuvres étaient juste plus connues.

Je suis touchée comme chacun d'entre nous, de cette attaque, sur notre sol, dans notre ville, dans nos médias. Touchée de voir que 12 personnes ont perdu la vie, des gens connus, et des inconnus, dont les noms n'ont même pas été annoncé, du moins, je ne les ai vu nul part.

Je suis furieuse que l'on tue à ce jour pour la liberté de pensée, d'expression, de la presse. La sensation atroce de sentir que les mots, les dessins, les idées courent le risque d'être enchaînés par des radicaux sans cervelle et sans âme.

Je suis anéantie de voir tous mes idéaux, brisés en éclat, les idées que l'on tente de réduire à l'esclavage, comme dans les pires dictatures. Que certains, nés libres et égaux sur le sol français, puissent vouloir jusqu'à tuer pour cela, réduire cette liberté que nous connaissons tous, et dont eux même ont toujours jouis.

Balles contre plumes, massacres honteux

Certes, sans doute qu'eux et moi ne sommes pas nés sous la même étoile, mais, chacun est libre de faire de sa vie un enfers, ou un paradis. Nos destins ne sont pas tout tracé, nous avons notre libre arbitre, notre capacité à raisonner, à peser le bien du mal.

Je hais ces êtres abjects qui n'espèrent qu'imposer leur propre vision du monde sur les autres, un prosélytisme sanglant et destructeur, alors qu'avec la même origine religieuse, ils pourraient au contraire se battre de manière pacifique pour changer les choses.

Mais non, ces traîtres et ces lâches, incapables de comprendre des écrits d'une autre manière que celle de la violence, violence qui parsème tous les livres religieux, en phase avec les époques où ceux ci ont été rédigé (voire modifier: prenons l'exemple du Consul de Rome, je pense que la Bible est bien différente aujourd'hui que de celle des origines...).

Je méprise ces êtres qui ne méritent en aucun cas de vivre, qui ne mérite que la souffrance et le rejet.

Pourtant, je ne peux m'empêcher de voir les choses d'un oeil blasé, non par le geste odieux qui s'est produit, mais par les réactions que l'on peut voir, celles qui fleurissent sur le net, estimant aujourd'hui que les dessinateurs étaient géniaux, que leur travail était l'apogée de la caricature journalistique. En lisant tous ces commentaires, j'ai la sensation que la France entière était abonnée au journal, suivait avec passion et impatience chaque sortie du dernier exemplaire, pourtant, si j'en crois les infographies récentes que j'ai vu, il y a encore peu de temps, le journal avait failli mettre la clef sous la porte à cause du peu de vente (dans les 30 000 exemplaires si ma mémoire ne me fait pas faux-bond).

...

Balles contre plumes, massacres honteux

Je n'ai pas honte d'avouer que je n'ai jamais ouvert un exemplaire de ce journal, que certes, je connaissais les dessins de certains, mais sans en connaître le nom des auteurs, où alors coincé très loin dans un coin de mon cerveau. Et je pense que c'est le cas de nombre d'entre nous.

Hormis cette tendance à l'hypocrisie que je ne peux m'empêcher de constater et de pointer du doigt, je suis outrée, choquée, comme la quasi-totalité des personnes au vent de cet acte.

Comment, peut on dans un pays comme le notre, créer des êtres qui ont la capacité de commettre ce genre de meurtre de sang froid, une exécution, ni plus ni moins. Un meurtre de masse. Et tout cela pour des dessins, des images, des idées, qui hormis chahuter et vexer quelques uns, n'ont en aucun cas fait couler le sang de qui que ça soit?

Comment peut-on dans un pays qui se targue d'avoir vu naître les Lumières, et la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, qui en chinois se nomme Faguo 法国: autrement dit "Pays des Droits/ Lois", voir se naître des êtres qui ne partagent pas les convictions d'égalité, de liberté?

Balles contre plumes, massacres honteux

Comment peut-on vouloir vivre dans un pays, où le moindre chant, où la moindre distraction peut être punie de manière violente voire parfois la mort dans d'atroces souffrances? Comment peut on vouloir l'imposer aux autres? Comment peut on forcer, de manière sauvage et barbare à se convertir à une religion, à imposer ses idées, ses dogmes, qui n'ont aucun sens pour ceux qui n'ont pas la volonté d'y croire? Comment ont fait les missionnaires catholiques en Amérique, tuant et exterminant des peuples entiers, qu'ils considéraient comme sauvages et impies.

L'histoire se répète, encore et toujours, pourquoi? Quel est le but? Pourquoi la religion, les croyances peuvent elles prendre dans de place dans la vie et le cerveau de certains?

Pourquoi les premiers chrétiens ont fini dans les fosses aux lions sous le regard enjoué des foules romaines? Ironie du sort, la Rome Antique se convertirait elle même à cette secte qui était alors l'ennemie numéro un.

Pourquoi la religion est-elle toujours marquée de notion politique, et économiques, de restrictions sous diverses formes? Pourquoi au sein d'une même branche, des ramures tentent de s'annihiler entre elles, estimant valoir plus que celle d'à côté?

Pourquoi l'Homme ne peut il se contenter de sa propre foi, ou de son absence de foi, et de laisser aux autres le choix de vivre en phase avec ses propres convictions?

Balles contre plumes, massacres honteux

Comment peut on, aujourd'hui suivre à la lettre, bêtement sans comprendre, sans analyser, sans réfléchir, suivre des préceptes vieux de plusieurs centaines d'années, voire de milliers d'années? Comment peut on prendre les religions, et les livres au premier degré, ne pas comprendre que ces livres sont des métaphores, des textes censément de bonne conduite et de bonne morale?

Comment peut on croire dur comme fer, que les divers prophètes, qu'importe la religion, et les divers dieux, souhaitent que l'on tue en leur nom?

Pourquoi aujourd'hui voyons nous renaître les mêmes pensées arriérées, pleine de fiel, et de violence? Des choses que l'on pensait disparu depuis longtemps, des violences religieuses, comme lors du temps des croisades, des conversions forcées, de la Seconde Guerre Mondiale?

Comment peut on se trucider pour des convictions, pour des choses dont personne n'a preuve de quoi que ça soit?

Comment l'Homme peut il devenir fou au point d'arriver à de telles extrêmes?

Balles contre plumes, massacres honteux

Comment l'esprit humain est-il capable de sombrer dans les plus noires desseins, à cause de croyances? Assassiner son prochain, violer les femmes, égorger, éventrer, exécuter celui qui ne pense pas comme lui.

Je n'arrive pas à comprendre la déliquescence du monde, je n'arrive pas à comprendre l'horreur dont l'humain est capable, aujourd'hui, hier et sans doute aucun demain.

Je n'arrive pas à imaginer, me mettre dans la tête du tueur, car je le reconnais sans honte, là encore, je ne comprend pas la religion, j'ai bon tenter de comprendre, j'en suis incapable.

Je n'arrive pas à penser de la même manière que ces fous de dieu, ces fous sectaires, ces croyants incroyants, ceux qui ont suivi un djihad qui n'est pas celui qui est vanté comme étant le vrai, le bon: le djihad intérieur, ceux qui ont suivi et menés les croisades dans un autre temps, ceux qui ont crucifié sur des croix de feu, ceux qui ont été tué pour leurs croyances et leur origine: la Soah, les femmes réduites à l'état de sous-être par les principes confucianistes, et que sais-je encore.

Balles contre plumes, massacres honteux

Je n'arrive pas à comprendre non plus, les extrémistes catholiques, chrétiens, qui se battent contre l'avortement, contre l'évolution de la femme, qui luttent contre les droits des autres, la preuve en est avec le mariage gay, entre autre (même si je dois reconnaître les tentatives d'avancée du nouveau pape, malheureusement mises à mal par les traditionalistes).

Certes, la violence meurtrière chrétienne s'est à peu près calmée ces derniers siècles, et encore, seulement si l'on parle de l'Occident, l'exemple de la Centre Afrique et des tensions religieuses entre catholiques et musulmans, contredit mon exemple.

Balles contre plumes, massacres honteux

Mais même le bouddhisme que l'on associe généralement avec le pacifisme, le calme et la sérénité n'est pas en reste en Birmanie avec les tensions, et les carnages de 2012 entre les bouddhistes et les Rohingy, peuple musulmans sont, d'après l'ONU, la "minorité la plus persécutée au monde".

Balles contre plumes, massacres honteux

Bref, je fulmine dans mon coin, seule sur mon canapé, les pop up de mon ordi, m'annonçant que les deux tueurs sont en route vers Paris, que le tueur de Montrouge de ce matin a fait une victime, qui est à présent décédée.

J'enrage au fond de moi, je souhaite le Talion, l'oeil pour oeil, dent pour dent, je rêve non pas d'une arrestation, trop douce, mais pour un lynchage de la foule, une vengeance sans pitié pour des traîtres, pour des êtres vils et lâches, qui tuèrent à coup d'armes à feu des combattant armés de pinceaux et de crayons.

Je n'ai pas foi en l'humanité, je ne suis pas humaniste, et je ne tendrais pas la seconde joue.

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